Complot
Le dixième anniversaire des attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis vient de passer. Bien que ce sujet ne semble plus réveiller les mêmes passions que durant la dernière décennie, certains internautes nous reprochent toujours notre position, partisane de la version officielle qu’ils contestent. Voici un échange de courriels qui démontrent les contorsions argumentaires requises pour soutenir la version d’un complot de l’intérieur.
Note : Les commentaires proviennent d’un correspondant du Web, les réponses des Sceptiques du Québec sont données par Louis Dubé.
Demande initiale
Web (correspondant du Web) : Je souhaite connaître la position des Sceptiques du Québec en ce qui concerne les attentats du 11 septembre 2001.
SQ (Sceptiques du Québec) : Les Sceptiques du Québec estiment que la version officielle du gouvernement américain tient bien la route. Ils sont donc sceptiques des théories conspirationnistes avancées par les théoriciens d’un complot orchestré par ce même gouvernement.
En résumé, si les tours jumelles du WTC se sont effondrées à partir du point d’impact des avions (80e et 95e étages), ne doit-on pas conclure que ce sont ces avions qui ont fait chuter les tours ? Et qui d’autres que des terroristes voudraient s’écraser sur une tour ? Le détail de cette position est décrit à cette adresse : http://www.sceptiques.qc.ca/assets/docs/Qs 67p 5.pdf [et aussi dans le Québec sceptique no 67, pages 5-9]. Dites-nous ce que vous en pensez.
Première réponse du Web
(extraits)
Web : […] Prenons un exemple précis, celui de l’effondrement des tours jumelles. Le fait même n'a pas à être remis en question, car elles se sont réellement effondrées. En ce qui concerne la cause de ce fait, nous avons deux thèses qui s'opposent :
1. L'effondrement a été causé par les avions qui ont percuté les tours et l'incendie qui s'en est suivi.
2. L'effondrement résulte d'une démolition contrôlée.
Concernant la première thèse, de quelles preuves disposons-nous ? Nous disposons de deux rapports, l'un de la FEMA (Federal Emergency Management Agency) et comme suite aux critiques adressées à celui-ci, le NIST (National Institute of Standards and Technology) se vit confier la tâche de déterminer les causes de l'effondrement. Cette étude s'étala sur trois ans et bénéficia d'un budget de 16 millions de dollars. Dans ce rapport, le NIST admet être incapable d'apporter une explication complète aux effondrements dans leur totalité, ce qui ne me suffit pas pour adhérer pleinement à cette thèse.
Concernant la deuxième thèse, de quelles preuves disposons-nous ? Nous ne disposons d'aucune preuve suffisante pour accréditer totalement cette hypothèse. Conclusion : De façon formelle, je ne peux pas conclure à la véracité de l'une des deux thèses. Cela me fait dire que le titre de votre article, « L'argument déterminant et les théories du complot », est erroné dans la mesure où il n'existe tout simplement pas « d'argument déterminant » favorable à l'une ou l'autre des thèses.
Complots gouvernementaux – Web
D'autre part, le mot « complot » est à mon sens mal utilisé, car ce terme se définit par une entente secrète entre des personnes afin de renverser une personne ou un gouvernement pour prendre le pouvoir que possédait l'autorité destituée par le complot. Selon cette définition, les gens que vous qualifiez « d'adeptes du complot » ne complotent pas, mais comme vous l'indiquez dans le même chapitre, « Ils se méfient nettement du gouvernement américain » et vous en donnez même les raisons : « Ne leur a-t-il pas menti à maintes reprises ? Ne veut-il pas tout contrôler ? » Oui, nos gouvernements nous ont menti à maintes reprises au cours de l'histoire récente et ont mené des opérations peu louables comme celles données en exemple :
* 1933 : Le 28 février 1933, le feu, mis par un Juif hollandais, a ravagé le parlement de l’Allemagne, le palais du Reichstag. Tandis que les ruines du palais du Reichstag fumaient toujours, le gouvernement d’Adolf Hitler a déclaré une guerre contre « le terrorisme ». […]
* 1946-1983 : L’Opération Gladio. Des centaines d'attentats à la bombe perpétrés sur des civils innocents (trains, bus, écoles...) par les agences occidentales de renseignement et l'OTAN en Europe de l'Ouest, en Italie, au Moyen-Orient, en Amérique latine et en Asie. But de l'opération : faire porter le chapeau aux gauchistes et aux communistes. […]
* 1964 : La Résolution du Tonkin. À l'été 1964, le président Johnson avait besoin d'un prétexte pour convaincre le peuple américain de soutenir le conflit grandissant en Asie du Sud-Est. Des officiers de la CIA ont menti en déclarant que des patrouilleurs vietnamiens avaient attaqué un contre-torpilleur américain le 4 août. La « résolution du Tonkin » fut adoptée trois jours après, le 7 août, permettant et finançant ainsi la guerre du Vietnam qui tua, rappelons-le, 58 000 Américains et près d'un million et demi de Vietnamiens, pour rien.
* 1967 : Au début des années 60, le chef d’État-major américain L.L. Lemnitzer prépara une opération sous fausse bannière (false flag), ayant besoin d'un prétexte pour envahir Cuba et déclencher la guerre avec la Russie. […]
* 1976 : Le 6 octobre 1976, deux bombes à retardement au C 4 explosent à bord d'un DC 8, tuant ses 73 passagers dans l'acte terroriste aérien le plus meurtrier d'occident (jusqu'au 11 septembre), attribué aux Cubains. Le poseur de bombe était un agent de la CIA : Luis Posada Carriles.
* 11 septembre 2001 ? Quant à la volonté de vouloir tout contrôler, le Patriot Act est un modèle du genre ! Savez-vous que même vous, Monsieur Dubé, bien que ne résidant pas aux États-Unis, si vous utilisez Windows, êtes susceptible de voir tous les documents que vous possédez sur votre ordinateur visionnés par la CIA ? Savez-vous Monsieur Dubé que tous les gouvernements peuvent entendre à votre insu tout ce que vous dites presque à tout moment ?
Ces hauts faits gouvernementaux étalés ci-dessus ne constituent bien sûr en aucun cas la preuve qu'un quelconque gouvernement ait été impliqué de près ou de loin dans les attentats du 11 septembre, cela va de soit. Ils n'ont été donnés que, d'une part, pour tenter d'illustrer quelques raisons probables du doute qu'éprouve une partie statistiquement significative de la population à l'égard des informations gouvernementales, et d'autre part pour attirer votre attention sur l'incompatibilité qu'il y a à se réclamer sceptique ou zététique tout en prenant position pour l'une ou l'autre des thèses.
Aucun élément probant – Web
De quels éléments solides disposons-nous qui puissent nous aider à déterminer de façon indubitable les attentats du 11 septembre ? D'aucun ! Tous sont sujets au doute !
Ainsi, les déclarations des témoins foisonnent, mais elles sont tellement contradictoires qu’elles ne sont d’aucune utilité, sauf peut-être pour faire un tri, forcément sélectif. Il en va de même en ce qui concerne les vidéos rendues publiques : aucune ne montre de façon absolue ce qui a frappé le Pentagone. Les simulations informatiques, fussent-elles réalisées par le NIST, ne prouvent absolument rien, car pour être valide, une simulation doit intégrer l'ensemble des formules mathématiques régissant le déroulement d'une action et, de plus, les paramètres initiaux doivent être connus avec une grande précision.
Dans ces conditions, par quel miracle pouvez-vous soutenir l'une des thèses, Monsieur Dubé ?
Première réplique des Sceptiques
SQ : Merci de vos réflexions sur les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Vous amenez des arguments historiques sur la duplicité passée des services secrets occidentaux, que vous jugez vous-même non probants d’aucune façon. De plus, vous rejetez en bloc les arguments que j’avance en disant qu’ils sont tous sujets au doute, sans préciser en quoi ils le sont.
Vous semblez partisan d’un scepticisme radical qui ne permettrait jamais de se prononcer, puisque nous ne serons jamais entièrement certains des preuves avancées pour soutenir un point de vue particulier. Les sceptiques sont des gens pratiques qui se prononcent lorsqu’ils estiment que les preuves apportées ne justifient plus un doute raisonnable.
Pourriez-vous me donner des objections précises à ces preuves d’attaques terroristes à New York et à Washington le 11 septembre 2001 ? Elles me semblent incontournables, mais peut-être y voyez-vous des faiblesses qui les invalideraient...
1. Si des avions frappent des tours qui s’effondrent par la suite à partir du point d’impact (différent pour chaque tour – 80e et 95e étages), ne doit-on pas nécessairement conclure que ce sont ces avions qui ont causé la chute de ces tours ?
2. Si on retrouve dans le Pentagone le train d’atterrissage et la boîte noire du vol 77 d’American Airlines, de même que les restes de 63 des 64 passagers de ce vol, ne doit-on pas conclure que c’est cet avion qui a percuté le Pentagone ?
3. Comment ne pas penser que des avions de ligne (remplis de passagers) qui s’écrasent sur des cibles précises ne soient pas pilotés par (ou sous l’emprise de) terroristes kamikazes ?
Devant ces faits, il me semble très clair que le doute raisonnable n’est plus possible. Ce sont des avions de ligne détournés par des terroristes qui ont percuté ces trois édifices et ont causé les dommages que l’on connaît.
Deuxième réponse du Web
(extraits)
Web : […] L'une des grandes difficultés dans l'analyse des attentats du 11 septembre, des faits qui ont déchaîné moult passions, entraînant un véritable foisonnement d'informations, consiste à établir ce qu'est pour nous une preuve, de démêler dans cette foultitude d'informations celles qui peuvent être retenues sans risque d'erreur et les autres.
À la base, les informations dont nous disposons, vous comme moi, sont des informations de seconde main, car aucun de nous deux n'a enquêté sur le terrain. Ainsi, nos informations ont déjà été travaillées et retravaillées, par d'autres personnes desquelles nous ne connaissons pas les motivations, ce qui peut introduire un biais.
Par ailleurs, nous ne disposons pas de l'ensemble des informations connues, lesquelles pour une part sont classées « secret défense », et d'autre part les tenants de chaque thèse ne nous fournissent que les informations qui soutiennent leur thèse. Il est vrai que nous disposons d'un grand nombre de témoignages visuels, [dans lesquels] beaucoup d'éléments se contredisent. […]
Mon raisonnement quant aux attentats est le suivant : il existe deux thèses opposées, avec des variantes pour l'une d'entre elles, pour expliquer un même fait. Je vais essayer, par l'étude des éléments dont je dispose, de définir s'il m'est possible d'établir la vérité. À défaut, je vais tenter d'éliminer tous les éléments dont il est hautement improbable qu'ils aient pu se produire.
Arguments alternatifs – Web
Je vais maintenant tenter de répondre par des arguments alternatifs, comme vous le souhaitez : « Pourriez-vous me donner des objections précises à ces preuves d’attaques terroristes à New York et à Washington le 11 septembre 2001 ? » Monsieur Dubé, ni vous ni personne ne m'a à ce jour apporté de preuve quant à une attaque dirigée par des terroristes islamiques à New York. Ce que je sais, c'est que chaque tour (WTC 1 et 2) a été frappée par un objet à l'aspect d'un avion, vraisemblablement un Boeing 767, car sur certains agrandissements l'on discerne le renflement caractéristique au bas de la carlingue près des ailes qui est typique de cet avion.
Cela ne suffit cependant pas pour affirmer de façon absolue qu'il s'agit de ce type d'appareil et encore moins des appareils incriminés, car il pourrait exister d'autres appareils, quoique je n'en ai pas trouvé, également munis de ce renflement. Je ne sais rien de plus sur le fait et ne peux par conséquent pas me prononcer quant à savoir s'il s'agit d'un acte terroriste.
Chute des tours du WTC – Web
1. « Si des avions frappent des tours qui s’effondrent par la suite à partir du point d’impact (différent pour chaque tour – 80e et 95e étages), ne doit-on pas nécessairement conclure que ce sont ces avions qui ont causé la chute de ces tours ? »
Pourquoi devrais-je « nécessairement conclure » que ces avions ont été la cause des chutes ? Il existe au moins deux hypothèses qui tentent d'expliquer les effondrements :
a) La cause du choc des avions et de l'incendie du carburant de ces derniers. Mais selon le NIST, le maximum d'échauffement résultant de la combustion d'une partie du kérosène — 40 % — et de l'ameublement était atteint vingt minutes après l'impact et l'embrasement de nouveaux matériaux.
Cette combustion rapide provoqua une pénurie d'oxygène et les fumées, grises et légères par suite des boules de feu, virèrent au noir au bout d'un quart d'heure. Nulle part ne fut constaté de rougissement de parties en acier (à partir de 700 °C), ni même d'éclatement de vitres (au-dessus de 600 °C), même à proximité des brèches de sortie des pièces d'avion où devaient s'être accumulés les débris de toutes sortes (meubles, équipement, etc.), témoignant de la relative faiblesse des incendies. […]
b) L'utilisation d'explosifs pour faire tomber les tours. S'il s'était agi d'un coup monté de l’intérieur, orchestré par les services secrets américains, la meilleure solution aurait consisté à utiliser l'effet cumulé des avions et de l'explosif, car si les attentats de 1993 contre le WTC n'eurent aucun impact politique, c'est qu'il leur manquait le côté choquant de l'image qui aurait permis au gouvernement de prendre ensuite toutes les mesures qu'il désire, et par conséquent atteindre l'objectif fixé, à savoir se lancer dans des guerres officiellement punitives, restreindre les libertés individuelles, etc.
Il fallait par conséquent être certain de l'effondrement des tours. Les avions seuls risquaient une nouvelle fois de n'être politiquement qu'un coup de glaive dans l'eau. Les tours, si elles ne s'étaient pas effondrées, étant de toute façon en phase de rénovation, elles auraient été fermées quelques mois (un mois en 1993) et l'affaire aurait été oubliée. […]
Scénario alternatif – Web
Il m'a semblé plus simple d'inclure un scénario possible et d'indiquer les points qui répondent à vos questions. La CIA aurait pu utiliser la stratégie suivante :
Phase préliminaire
1) Création de commandos islamistes – grâce aux agents infiltrés par la CIA. Ces groupuscules seront indépendants et doivent être préparés à détourner des avions sans qu'ils ne doivent pour cela être prêts à mourir pour Dieu.
2) Association avec le Mossad pour la préparation des tours. La mise en place de la nanothermite sera faite par de faux déménageurs israéliens lesquels auront quitté pour l'essentiel le territoire américain avant les attentats. Ces explosifs seront installés du 10e au 100e étage et devront pouvoir être mis à feu à distance à partir de l'étage d’impact vers le bas par un agent situé dans un appartement avec visibilité directe sur les tours, loué pour la cause. Des agents étrangers doivent être utilisés, car il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas trop d'Américains qui soient au courant pour limiter le risque de fuite.
La tâche pour eux sera facile, car les immeubles sont en rénovation partielle, de nombreux étages sont complètement inoccupés et peuvent servir à stocker temporairement la nanothermite. Par ailleurs, les zones techniques offrent de bons accès aux structures des bâtiments. Ni des déménageurs, ni des ouvriers n'éveilleront l'attention du public, lequel y est habitué à cause des travaux. La nanothermite ne nécessite pas de perçage des colonnes, ce qui serait bruyant et générerait des vibrations largement perceptibles et susceptibles d'attirer l'attention des occupants.
3) Le nouveau propriétaire, Larry Silverstein, achète les bâtiments (WTC 1 et 2) le 24 juillet pour 3,2 milliards de dollars. Immédiatement, il opère un changement de la police d'assurance, incluant dès lors le terrorisme, ce qui lui vaudra en 2006 de toucher la bagatelle de 4,65 milliards de dollars en dédommagement, soit un bénéfice de 1,45 milliard de dollars. Immédiatement après l'achat, il congédie la société qui gère les chiens détecteurs d'explosifs.
4) Les avions seront préparés pour que leur contrôle puisse être pris à distance. Bien que ce lien soit plus récent que les attentats, il est fort possible que d'autres expériences, militaires peut-être, aient été faites avant cette date. Cette préparation aura lieu lors d'une révision périodique pendant laquelle ils seront traités dans une base spéciale de la CIA. (Répond à votre troisième question.)
5) Rôle du président des États-Unis. Pour la qualité de son image, pour donner un sentiment d'homme pacifique, préoccupé par l'éducation des jeunes générations, il sera proposé au président de visiter une école primaire, sous l’œil bienveillant des caméras, lors des opérations de terrain.
[Divers hyperliens ont été donnés pour informations additionnelles.]
Phase finale de l'opération
(11 septembre)
1) Il sera vérifié que tous les groupuscules terroristes soient bien à bord de leur avion respectif. La mission qui leur a été attribuée consiste pour chaque groupe à détourner l'avion vers un pays musulman, puis exiger qu'Israël se retire des territoires occupés.
2) Tous les appareils décolleront normalement.
3) Les terroristes prendront momentanément le contrôle des avions pour le cas ou des passagers téléphoneraient depuis leur portable à des proches.
4) À l'instant voulu pour chaque avion, il en sera pris le contrôle de façon extérieure par des agents spéciaux de la CIA. Peu importe à partir de cet instant, l'action des pirates ou de l'équipage ou encore les passagers des avions, ils n'ont plus nul pouvoir sur l'appareil. Les pirates ne sont dans les avions que pour servir d'alibi après les attentats. (Répond à votre troisième question.)
5) WTC 1 et 2 : Les 767 sont dirigés pour s’encastrer dans les édifices. Le vol 93 est un avion balai pour le cas ou l'un des deux premiers raterait sa cible. Cette précaution doit être prise, [sinon] l'autre bâtiment ne pourrait pas s’effondrer sans éveiller de graves soupçons et dans ce cas, les explosifs qui y sont placés seront découverts à court terme. Dans le cas où les deux premiers avions atteignent leur cible, le vol 93 sera dirigé pour s'écraser quelque part en rase campagne (en Pennsylvanie, par exemple).
6) Pentagone : Il a été jugé trop hasardeux de tenter d'atteindre ce bâtiment au moyen d'un avion de ligne, car il a été démontré que ce type d'appareil est quasiment incontrôlable à basse altitude et à grande vitesse. Le risque étant que l'avion s'écrase trop tôt, dans ce cas il tomberait dans le rayon d'action du FBI, ou trop tard, impliquant qu'il détruise des parties non souhaitées du Pentagone.
Aussi, il a été décidé de ne faire qu'un survol avec cet avion, lequel sera escorté par un missile tomahawk parfaitement étudié pour ce type de mission. Il conviendra de préparer le mur extérieur pour qu'il s'effondre peu de temps après l'impact. Il conviendra également de placer à l'intérieur du bâtiment des pièces réelles d'un avion de ligne (train d'atterrissage, boîte noire, etc.) pour servir de preuves après l'attentat. Ces deux actions seront facilitées par le fait que l'aile en question du Pentagone est interdite d'accès au personnel habituel de la CIA pour cause de rénovation.
Après son bref survol, l'avion de ligne reprendra rapidement de l'altitude, fait qui ne devrait pas étonner le public, car il est habitué à de pareilles manœuvres du fait de la proximité immédiate de l'aéroport Reagan. Une attention toute particulière doit être apportée aux nombreuses caméras de surveillance, nos agents devant être postés de façon à pouvoir saisir tous les enregistrements dès que l'attentat est perpétré. L'avion de ligne sera ensuite dirigé au-dessus de l'océan Atlantique, sur lequel il se posera en douceur pour éviter l'éparpillement des pièces. Il sombrera simplement. (Répond à votre deuxième question.)
7) WTC 7 : À la demande du président des États-Unis, et avec l'accord du propriétaire, M. Larry Silverstein, ce bâtiment sera également descendu. Il s'agit pour le président d’effacer ses lourdes pertes financières, faillites pétrolières et diverses pour lesquelles les dossiers d'enquêtes en cours sont conservés dans ce bâtiment. Par ailleurs et pour profiter de l'occasion, d'autres dossiers compromettants pour la CIA y ont également été officiellement transférés.
Le bâtiment sera préparé avec de la nanothermite à l'image de WTC 1 et 2 par la même équipe, mais il sera rajouté un système incendiaire aux derniers étages, lequel sera activé à distance si nécessaire, juste après l'effondrement des tours pour pouvoir justifier l'effondrement du bâtiment. […]
À qui profite le crime ? – Web
Lorsqu’au nom de ces attentats, des guerres sont menées depuis une décennie, lorsque des milliers de citoyens ont sacrifié leur vie dans ces guerres, que tous les citoyens participent au financement de ces guerres, est-il moralement soutenable que toute la lumière ne soit pas faite en déclassant tous les documents, de quelque nature qu'ils soient, et les rendre publics ?
Les citoyens d'une société dite démocratique n'ont-ils pas, au moins moralement, le droit d'exiger de ceux qu'ils ont élus que toute la lumière soit faite à propos d'un fait si grave qu'il a entraîné le pays dans une guerre ?
Quelle que soit la vérité quant à ces attentats, islamiques ou œuvre volontaire des États-Unis, il n'en reste pas moins que ces actes constituent un crime. Dans ce contexte, il est logique de se poser la question de savoir à qui le crime profite.
[…]
Il lui faudra s’amender ou diaboliser encore plus son ennemi affiché, les Musulmans. Et s'il suffit au puissant Mossad de placer un peu de thermite dans deux tours, pourquoi ne s'investirait-il pas ? […]
Pas plus vous, Monsieur Dubé, que moi, ne pouvons affirmer détenir LA vérité en ce qui concerne ces attentats. Dans ces conditions, prétendre sans pouvoir le prouver, en tant que membre d'une association sceptique, que la version officielle est exacte constitue non seulement une erreur, mais également un acte contre-productif à l'établissement clair de la vérité, ce qui est aux antipodes de la mission d'une association sceptique.
Deuxième réplique des Sceptiques
SQ : Merci pour vos commentaires sur notre point de vue au sujet des attaques terroristes du 11 septembre 2001 et pour le développement d’un scénario alternatif qui soutiendrait la thèse d’un complot orchestré par le gouvernement américain. Je ne prétends pas détenir LA vérité, mais j’estime que le doute raisonnable (dans le sens scientifique du terme) n’est guère possible sur cette question.
Les tours du WTC – SQ
Je soutiens principalement la thèse suivante : le fait que les tours du WTC se soient effondrées à partir du point d’impact des avions est un argument suffisant pour conclure que ce sont ces avions qui les ont fait chuter. Vous rétorquez : pas nécessairement, puisque cela pourrait être la combinaison d’avions et d’explosifs.
Vous avancez que de la « nanothermite » explosive aurait été placée sur des colonnes porteuses à tous les étages entre le 10e et le 100e étage de chaque tour. Des agents étrangers (du Mossad) à l'affût, engagés par le gouvernement américain, aurait détonné des explosifs juste sous les étages frappés par les avions, s’assurant ainsi de la chute des tours – au cas où l’impact des avions et les incendies subséquents n’auraient pas été suffisants.
Un tel scénario, hautement hypothétique, aurait été requis pour justifier par son horreur la riposte guerrière américaine en Afghanistan et en Irak, tout en détournant les soupçons vers des terroristes islamiques. Ces derniers n’auraient été que des pions manipulés par la CIA et le Mossad ; ils n’auraient pas voulu devenir kamikazes puisqu’ils auraient cru seulement détourner des avions remplis d’otages vers des pays amis avant que ces avions ne tombent sous contrôle à distance de la CIA.
Il me semble qu’un tel scénario rencontre des difficultés insurmontables et comprend des incohérences manifestes :
* Comment les « faux déménageurs israéliens » auraient-ils pu placer des explosifs directement sur les colonnes critiques de quelque 90 étages de deux édifices sans éveiller les soupçons ? Un travail risqué et complexe qui devrait prendre des mois, pourtant accompli sans anicroche…
* Comment détonner en séquence, et de façon exponentiellement de plus en plus rapide, les explosifs sous les étages inférieurs pour simuler la chute libre de ces étages ? Les étages inférieurs sont tombés les uns sur les autres en moins d’un dixième de seconde.
* Pourquoi attendre 102 minutes après l’impact de l’avion dans le cas de la première tour frappée avant de la faire exploser et 56 minutes dans le cas de la deuxième, alors qu’on aurait pu les faire s’écrouler plus rapidement et faire plus de victimes ?
* Pourquoi ne pas tout simplement faire sauter à une heure d’affluence les deux (ou trois) édifices avec des explosifs pour faire le maximum de victimes ? Il devrait être assez facile par après de faire croire que des terroristes islamiques en sont responsables puisque, selon vous, ils sont si facilement manipulables…
L’édifice du Pentagone – SQ
Dans le cas de l’attaque du Pentagone, vous inventez un scénario invraisemblable, tout en récusant les preuves matérielles de l’écrasement de l’avion. Vous suggérez que c’est un missile qui aurait percuté le Pentagone pendant qu’au même moment un Boeing d’American Airlines aurait survolé cet édifice pour aller s’écraser en mer sans laisser de traces, détournant ainsi les soupçons vers des terroristes islamistes.
Cette explication farfelue ne tient absolument pas la route. Un missile et un avion à ce point synchronisés ! Un avion et ses passagers qui disparaissent sans laisser de traces, ni sur les radars, ni en mer puisqu’il s’y serait posé en douceur par téléguidage et aurait coulé à pic…
Vous n’acceptez pas non plus la preuve matérielle des débris de l’avion retrouvés dans l’enceinte du Pentagone ; ils y auraient été déposés, présumez-vous, à l’avance tout écrabouillés (train d’atterrissage, morceaux du fuselage, boîte noire, etc.) par des agents secrets.
Les preuves de l’ADN des passagers retrouvé dans les décombres ne sont pour vous que poudre aux yeux. Ces restes humains n’auraient pas été vus par des enquêteurs impartiaux ; aujourd’hui, nous n’avons donc, prétendez-vous, que de la paperasse facilement falsifiable, soit les divers rapports des enquêteurs sur les tests d’ADN.
Un tel scénario implique, à mon avis, la complicité de centaines de personnes évoluant dans des sphères variées : pompiers, policiers, contrôleurs aériens, journalistes, médecins, dentistes, techniciens, enquêteurs de toutes sortes et même les parents des victimes. Et certains auraient sûrement vendu la mèche. L’exécution de ce plan complexe sans anicroche ne peut se faire par quelques dizaines d’agents fédéraux voués au secret, ni d’ailleurs par les centaines de personnes impliquées et inexplicablement bâillonnées.
Allégations infondées – SQ
Vous soutenez que les scénarios que vous avez élaborés sont plausibles et expliqueraient les faits tout autant que la version officielle. J’ai exposé les raisons qui m’amènent à penser qu’ils sont tout à fait invraisemblables.
L’hypothèse de la destruction des tours par des avions téléguidés et, simultanément, par des explosifs détonnés à distance ne me semble pas conforme aux faits connus et de notoriété publique. Le même constat s’applique à la thèse d’un missile et d’un avion conjointement guidés pour, dans le cas du premier, s’écraser sur le Pentagone et, dans le cas du deuxième, le survoler au même moment pour ensuite couler à pic dans l’océan.
Nous ne pensons pas détenir toute la vérité au sujet des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Cependant, à notre avis, suffisamment de faits soutiennent la version officielle dans ses grandes lignes. Nous croyons agir dans l’intérêt du public en publiant notre position argumentée sur notre site Web et en indiquant les raisons pour lesquelles les thèses d’un « complot de l’intérieur » ne concordent pas avec des faits importants. Elles ont, par ailleurs, été réfutées de façon convaincante par des experts indépendants. Toutefois, nous réviserions notre position si des faits probants l’infirmaient.
Note : Le correspondant du Web a parsemé ses courriels d’un très grand nombre de liens. En voici quelques-uns parmi les plus courts :
1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Effondrement_des_tours_du_World_Trade_Center
2. http://decapactu.com/spip/article.php3?id_article=522
3. http://www.decapactu.com/spip/IMG/pdf/microsoft-spy.pdf
4. http://www.youtube.com/watch?v=WLXRl25zDiY&feature=related